30 villes de France ont organisé des marches contre Monsanto-Bayer le week-end du 17 et 18 mai. Ces marches s'inscrivent dans une mobilisation mondiale, née aux états-unis en 2013. Plusieurs milliers de personnes se sont donc mobilisés à Paris, Lyon, Bordeaux, Lille ou Lorient pour dénoncer les activités du groupe Monsanto-Bayer et revendiquer un autre modèle agricole.

Ces derniers mois, Monsanto enchaîne les revers judiciaires liés au glyphosate et le capital du chimiste allemand Bayer s'est effondré de 45% depuis son rachat du groupe Monsanto.

Plus de 50 militants des faucheurs volontaires d'OGM ont occupé l'usine Monsanto de Trèbes (Aude) pour dénoncer la dissémination de semences OGM dans les champs européens. En effet, on apprenait en deptembre dernier que des lots de semences de Colza Deklab, contaminés par des semences OGM interdits en France, avaient été vendus par Monsanto à l"insu des paysan.nes. L'Allemagne, la République Tchèque et la Roumanie pourraient aussi être concernés.

Au final, selon une communication du groupe Bayer (propriétaire de Monsanto), ce sont plus de 18 000 hectares de champs de colza contaminés qui ont été détruits en prévention en France, soit 10 000 hectares de plus que ce qui avait été annoncé en février.

La Confédération paysanne a interpellé hier le GNIS (l'interprofession des semences et des plants) sur les hybrides d'endives et de chicorées. En effet, l'entreprise Florimond Desprez, premier semencier de chicorée au niveau mondial, a obtenu en 1998 un brevet sur un procédé d'obtention de chicorée OGM alors même qu'aucune de ses variétés n'a jamais été étiquetée OGM. En 2001, c'est l'entreprise Vilmorin qui commercialise une variété d'endives F1 obtenue via un croisement avec les chicorées de Florimond Desprez, sans que cette variété ne soit étiquetée OGM. Depuis 2008, le droit des consommateurs et des producteurs de choisir de cultiver ou de manger sans OGM est inscrit dans le loi Française. La Confédération paysanne a donc demandé aux semenciers potagers, réunis au sein du GNIS, de rendre public l'ensemble des procédés de modification génétique, de sélections et de multiplication mis en oeuvre pour obtenir les chicorées et endives qui sont commercialisés par ces semenciers;

Lettre ouverte au GNIS

L'autorité sanitaire des états-unis a autorisé l'entreprise de biotechnologie Aquabounty a élever et commercialiser des saumons transgéniques sur le sol américain. Ces saumons "AquAdvantage Salmon", créés à partir de gènes de saumon Chinook et d'une espèce de Tacaud, a la particularité d'atteindre sa taille adulte en 18 mois, contre 36 pour un saumon d'élevage, d'avoir une taille deux fois plus grande tout en consommant 10% d'aliments en moins...

Le 5 février dernier, Agrapresse a révélé que 3 lots de semences de colza commercialisés "par erreur" par Delkab, une filiale du groupe Bayer/Monsanto, étaient contaminés par du colza transgénique. Ce sont plus de 8000 hectares et 700 agriculteurs qui seraient concernés, notamment en région centre-Val de Loire. Le groupe Bayer/Monsanto est dans l'obligation d'assurer la destruction des cultures avant la floraison, pour éviter tout risque de contamination des autres parcelles. Les agriculteurs concernés seront indemnisés et seront dans l'interdiction de semer du colza sur ces parcelles pendant deux ans ainsi que de labourer pour éviter l'enfouissement des graines qui n'auraient pas germées. Malgré ces mesures de précaution, le danger n'est pas écarté pour autant car le colza semé peut résister à l'arrachage et resortir plus tard.

Source: la Nouvelle République, l'Echo républicain

Selon le journal Le Monde, des OGM interdits ont été retrouvés en grande quantité dans des tonnes d'aliments pour bétails dans plusieurs pays européens. Un nouveau scandale sanitaire en perspective? Cette découverte est d'autant plus inquiétante que les OGM détectés sont résistants aux antibiotiques et représentent donc un risque pour la santé humaine et animale. Entre 800 000 et 1,6 M de tonne d'aliments seraient contaminés.

Les Faucheurs volontaires, mouvement de citoyens luttant contre les OGM en France, ont bloqué la coopérative bretonne Triskalia ce lundi 27 août. L'accusant de vendre du soja transgénique et des produits toxiques, les manifestants ont opéré une "visite citoyenne" afin de vérifier si les produits et pesticides à l'intérieur du dépôt étaient en règle.

A noter que l'opposition des Faucheurs volontaires aux plantes génétiquement modifiées (PGM) ne se cantonne pas à la destruction de parcelles de cultures transgéniques et mutées. Ils entendent questionner plus globalement l'importation de soja génétiquement modifié, le développement des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VrTH) ainsi que l'orientation de la recherche publique et privée en matière de développement agricole.

Le 10 août dernier, Monsanto a été condamné à verser 289M de dollars à Dewayne Jonhson, jardinier américain ayant utilisé du ranger pro, la version professionnelle du roundup, pendant près de deux ans et aujourd'hui atteint d'un cancer incurable du système lymphatique. La multinationale a été accusée de ne pas avoir informé de la dangerosité de son produit phare. Cette décision, une première dans l'histoire du glyphosate aux états-unis, devrait faire jurisprudence. Actuellement, Monsanto fait l'objet de plus de 5000 procédures de plainte.

Le 25 juillet dernier, la cour de justice de l'Union Européenne a rendu son avis sur les "nouveaux OGM", obtenus par mutagénèse. La cour européenne a estimé que les risques liés à ces nouvelles techniques peuvent s'avérer similaires à ceux des OGM "traditionnels" et a donc confirmé que tous les organismes obtenus par mutagénèse sont des OGM et sont réglementés comme tels« Les organismes obtenus par mutagenèse constituent des OGM et sont, en principe, soumis aux obligations prévues par la directive sur les OGM », conclut l’arrêt de l’instance juridique.

C'est une victoire pour les neuf organisations requérantes à l'origine d'une longue procédure entamée il y a 4 ans (Les Amis de la Terre, Collectif vigilance OGM de la Charente, CSFV49, Confédération paysanne, Nature et Progrès, OGM dangers, Réseau Semences Paysannes, Vigilance OG2M, Vigilance OGM 33). Les requérants appellent l'Union Européenne a appliquer strictement cette décision, et donc à "suspendre immédiatement la culture des variétés rendues tolérantes aux herbicides".

Sources: www.techniques-ingénieur.fr / www.confédérationpaysanne.fr

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