L’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et le Canada (Ceta) doit entrer provisoirement en vigueur le 21 septembre. Mais le gouvernement français a demandé, en juillet 2017, à une commission nationale d’experts d’évaluer l’impact attendu de cet accord sur l’environnement, le climat et la santé. Dans son rapport [1], la commission d’experts insiste sur la nécessaire vigilance à avoir sur un certain nombre de points associés à l’accord, dont la question des OGM nouveaux comme anciens. Cette nécessaire vigilance découle en particulier de la tension entre d’une part l’affirmation de la liberté des Parties à adopter des règles sanitaires et environnementales et d’autre part les divers mécanismes de coopération réglementaire prévus dans l’accord, le Canada n’ayant pas la même approche que l’UE en la matière.

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Source: Infogm

Les surfaces plantées en OGM ont, pour la première fois depuis le début de leur adoption, reculé de 1% en 2015, passant à 179,7 millions d’ha contre 181,5 en 2014, selon le rapport annuel de l’ISAAA (Service international pour l’acquisition d’applications agro-biotechnologiques) publié le 13 avril. La principale cause serait le faible niveau des prix mondiaux des principales cultures (maïs, soja et canola). Dans l’UE, le recul des surfaces enregistré est de -18%, passant à 116 870 hectares de maïs Bt, dont 92% produits en Espagne.

Les plus grands producteurs d’OGM

Les États-Unis restent les premiers producteurs devant le Brésil et l’Argentine. Ils représentent à eux trois plus des trois-quarts des surfaces mondiales.

Source : Agrafil du 14 avril 2016

Le rassemblement citoyen « Consommateurs pas cobayes » a déposé une plainte « auprès de l’État français et de l'Union européenne » pour non respect de la réglementation sur « l'accès à l'information, la participation du public au processus décisionnel et à l'accès à la justice en matière d'environnement », le 9 février 2016. L'objectif est d'obtenir davantage de transparence sur la traçabilité des OGM et notamment de rendre obligatoire l'étiquetage des produits des animaux nourris aux OGM.

Source : Agrafil du 10 février 2016

Une merveilleuse technologie à double pouvoir selon ses promoteurs. Les OGM auraient d'abord la possibilité d'atténuer les changements climatiques en permettant de diminuer l'usage des pesticides, fortement émetteurs de gaz à effet de serre par leur production et leur utilisation, et de réduire les labours qui libèrent du carbone. Encore mieux, le développement des OGM permettrait d'obtenir des plantes résistantes aux sècheresses ou aux inondations, et donc de s'adapter aux changements climatiques !

Vraiment ?

En fait, les tolérances des OGM à un (ou plusieurs) herbicides ou insecticides crée rapidement des résistances et des adaptations qui font apparaître dans les champs nombre de plantes indésirables ou de ravageurs. Il faudra alors utiliser encore plus de pesticides pour y faire face !
Quant à la question du non-labour, il n'a pas de sens et d'impact s'il est réalisé dans une démarche d'agriculture industrielle, qui fait appel à des systèmes sans rotation de culture ou les herbicides sont légion. En Argentine, le non-labour sur le soja Round Up Ready de Monsanto a détruit des hectares de prairies et de forêts, donc d'indispensables puits de carbone.
L'adaptation aux dérèglements climatiques est le leurre suprême. C'est la complexité génétique et une biodiversité naturelle riche qui permet à la nature de s'adapter, pas sa destruction !
Les OGM appartiennent à un système agro-alimentaire industriel qui brevette le vivant, accapare les savoir-faire paysans, empêche et détruit les pratiques de l'agriculture paysanne et dont l'ensemble de la chaîne est fortement émettrice de gaz à effet de serre et destructrice pour le climat. Un très bon moyen donc de faire du profit sur le dos des dérèglements climatiques et en méprisant les paysans !

Source : Confédération paysanne

Dans le cadre de son plan de contrôle annuel visant à vérifier l'absence d'OGM dans les lots de semences mis en culture en France, la DGCCRF (répression des fraudes) a décelé trois anomalies (sur 84 lots de semences, dont deux tiers de maïs) à l'état de «traces» inférieures au seuil de quantification de 0,1%. Dans un compte rendu paru le 25 novembre, la DGCCRF explique que les anomalies concernaient un lot de colza, et deux lots de maïs où ont été retrouvés les maïs transgéniques DAS 59122 et MON 810.

Source : agrafil du 27 novembre 2015

Le Parlement a définitivement adopté dans la nuit du 24 au 25 novembre 2015 le projet de loi transposant les nouvelles règles européennes d'autorisation de mise en culture des OGM. Ce projet sur «l'adaptation au droit de l'UE en matière de prévention des risques» transpose notamment une directive européenne adoptée en début d'année 2015 et qui permet aux États membres d'interdire cette mise en culture, même en cas de feu vert de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), en invoquant des raisons socio-économiques, environnementales ou liées à l'utilisation des terres agricoles. Les États membres autorisant les cultures devront aussi prendre des mesures pour prévenir la contamination des cultures non-OGM, notamment dans les pays voisins. Le maïs MON810, seul OGM actuellement autorisé dans l'UE, est cultivé dans trois États: 110 000 hectares en Espagne, 9 000 au Portugal et 3 000 en République tchèque.

Les réticenses de l’Assemblée

L'Assemblée avait déjà adopté la directive le 17 novembre. Les écologistes jugent cette directive «dangereuse pour nos choix de société» et le PRG alarme quant à la «liberté de manœuvre probablement préjudiciable, car tous les Etats n'ont pas les mêmes armes économiques et démocratiques pour faire face aux pressions des industriels». La crainte a été soulignée, notamment par M. Krabal que « cette législation va être la source de contentieux. Elle va faciliter l’importation d’OGM sur notre territoire (...) et, surtout, elle va de nouveau accentuer les distorsions de concurrence et affaiblir nos agriculteurs ». Ni l'écologiste Brigitte Allain ni l'UDI Bertrand Pancher n'ont réussi à faire adopter un étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d'animaux nourris par des OGM. Brigitte Allain souligne dans un communiqué le 15 septembre 2015 qu’« en France, les OGM représentent une part significative dans l’alimentation de près de 80 % des élevages, selon les professionnels du secteur. Il s’agit de soja et de maïs NK603 associé à l’herbicide Roundup, importés des États-Unis et d’Amérique latine ». Une pétition, ayant recueilli près de 100 000 signatures, réclame l'étiquetage obligatoire des produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM, selon le communiqué.

Source : agrafil des 19 septembre et 26 novembre 2015, infogm.org

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